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MAROC - Un avenir meilleur pour des fillettes placées comme bonnes

16-Mar-2014
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À Essaouira, au Maroc, des fillettes sont vendues par leurs parents à des familles, où elles deviennent ce qu’on appelle des « petites bonnes ». Ces petites filles, âgées de 7 à 9 ans, travaillent comme des esclaves : repos inexistant, horaires draconiens, absence de rémunération…

Souvent battues, maltraitées, certaines parviennent à s’enfuir et à rejoindre la rue, qui représente pour elles la seule issue. Les clans et les gangs endossent alors le rôle de famille de substitution. Lieu de distraction, de travail, de sommeil, la rue se caractérise surtout par sa violence qui devient le lot quotidien de ces petites filles.

Bayti, « ma maison », a été fondée en 1994 par Najat M’Jid, médecin pédiatre, pour venir en aide aux enfants des rues. Grâce à une équipe composée d’éducateurs, d’assistantes sociales, de psychologues, de médecins et d’enseignants, Bayti a permis à près de 20 000 enfants, en rupture avec leur famille, de quitter la rue, de retrouver le chemin de l’école, d’assister à des ateliers éducatifs et sportifs, de bénéficier d’un soutien psychologique et de construire un projet de vie.

En parallèle, Bayti travaille avec les parents en vue d’une réintégration familiale. Si un danger pour l’enfant demeure, Bayti propose des solutions alternatives comme le placement en famille d’accueil.

En partenariat avec la Fondation Air France, la Fondation ELLE a soutenu entre 2006 et 2009 la réinsertion sociale d’une centaine de filles, âgées de 6 à 18 ans, qui ont quitté la rue grâce à Bayti.

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