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CAMBODGE : Le jour où j’ai changé de vie

  • 23-Mar-2018

Davin a 22 ans. Elle vit avec ses parents et ses deux sœurs dans un quartier de Phnom Penh, connu pour être un haut lieu du trafic de drogue de la capitale cambodgienne.
Sa mère tient un petit stand sur le marché, où elle vend des vêtements d’occasion.
Son père est ouvrier dans le bâtiment. A eux deux, ils gagnent plus ou moins 10$ par jour.

« Dans le quartier où j’habite, on peut très vite être influencé par son entourage. C’est ce qui m’est arrivé.
Mes parents travaillaient toute la journée et moi, j’ai commencé à rater des cours et à traîner avec des copines.
Puis, j’ai arrêté d’aller à l’école pour faire comme les autres. A 16 ans, j’ai quitté la maison.

Quand ma mère est tombée malade, tout a dégénéré. Le salaire de mon père ne suffisait plus à faire vivre la famille, et moi,
j’étais loin, trop occupée à vivre ma nouvelle indépendance. Je n’ai pas vu mes parents, ni mes sœurs, pendant deux ans.

C’est à cette période que j’ai commencé à vendre et à consommer de la drogue. Ça n’a pas duré longtemps puisque j’ai très vite été arrêtée. J’étais sous le choc. Jamais je n’aurais pu imaginer que je passerais ne serait-ce qu’une nuit en prison.
C’était l’enfer, je devais dormir à côté de 50 ou 60 autres détenues !

C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que ma famille me manquait terriblement. Je me suis rappelée chacune de leurs paroles, leurs conseils sur la façon dont il fallait mener sa vie… J’aurais dû les écouter.

Et puis un miracle s’est produit. Mes parents ont appris, je ne sais toujours pas comment, que j’étais incarcérée et ils sont venus me voir. Ils m’ont donné la force de me relever. Ma vie a changé à cet instant précis.

J’ai demandé à suivre la formation « beauté » proposée en prison par l’ONG Friends International.
Les professeurs sont devenus des amis sur qui je pouvais compter. Ils m’ont appris un métier mais surtout à ne pas perdre espoir.

Quand je suis sortie de prison, j’ai continué la formation avec Friends et je me suis professionnalisée : manucure, pédicure, coiffure, maquillage… Je sais tout faire désormais !
Je suis libre depuis 7 mois. J’ai trouvé un travail dans un salon de beauté chic de Phnom Penh. Je gagne 150$ par mois.
Je suis tellement reconnaissante. Sans mes parents et Friends, je ne serais pas ici à vous raconter mon histoire ».

Depuis 2015, la Fondation ELLE est partenaire de l’association Friends International
qui offre une chance à des jeunes, filles et garçons, de se relever et de se construire un avenir.

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