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L'école est une chance

  • 21-Sep-2017

Partenaire historique de la Fondation ELLE, Afghanistan Libre œuvre pour l’éducation des jeunes Afghanes depuis 1996.

Najia Jalal a été une des premières élèves de l’école Malalaï, construite par l’association dans le Panjshir, région située au nord-est de Kaboul. Elle a depuis rejoint l’équipe d’Afghanistan Libre en tant que chargée de projets.

Elle nous raconte son parcours.

« Lorsque j’étais petite, écrire me rendait heureuse ! C’était tellement vital pour moi que j’aurais pu écrire sur les murs. A cette époque, le quotidien était difficile. Les pierres et la poussière qui jonchaient le sol de mon école nous blessaient les pieds.

Malgré tout, mes amis et moi y allions toujours avec cette même soif d’apprendre, en espérant un lendemain meilleur. Mais rien ne changeait. Ma mère me disait toujours : “Garde espoir, chaque jour a une fin, et ses problèmes avec.” Cet espoir ne m’a jamais quitté : demain, les nuages noirs partiront pour laisser place au soleil.

Je me souviens très bien du jour où l’équipe d’Afghanistan Libre était venue nous voir pour nous proposer, à mes amies et moi, de construire une nouvelle école, rien que pour nous les filles. Nous avions bien sûr toutes dit oui !

J’étais présente à la pose des premières pierres. C’est à cette occasion que j’ai rencontré trois personnes que je n’oublierai jamais : Ahmad Shah Massoud, qui a donné le terrain pour la construction, Chékéba Hachemi, la présidente d’Afghanistan Libre, et Nazim Akrami, aujourd’hui directeur de cette association en Afghanistan.

L’école a ouvert plusieurs mois après, à la rentrée scolaire 2002. Tout en haut de la porte, nous pouvions lire « Ecole de filles de Malalaï ».

Avec mes camarades, nous sommes entrées et avons fait le tour. Tout était neuf ! Et les couleurs du bâtiment étaient tellement belles ! L’association nous a aussi donné des stylos, des cahiers, des livres, des crayons de couleur, etc. Nous étions si heureuses !

Quand ils ont distribué les cahiers, c’est comme s’ils nous apportaient le monde entier. C’était un jour magnifique ! Le premier de mes meilleurs souvenirs.

L’école Malalaï est devenue ma deuxième maison. Durant toute ma scolarité, je me sentais comme un oiseau libre. Jour après jour, nous étions de plus en plus intéressées par les études et l’école se modernisait d’année en année : centre d’éducation à la santé, terrain de basket... Quelque temps après, Afghanistan Libre a même mis en place des cours d’alphabétisation pour les femmes du village et je me suis portée volontaire pour animer ces ateliers.

Je suis donc devenue professeure les heures où je n’avais pas cours. J’avais 20 élèves, dont une femme de 70 ans ! J’étais heureuse de pouvoir partager mes connaissances avec d’autres Afghanes.

Après le “Kankor” (équivalent du baccalauréat), j’ai poursuivi des études pour devenir enseignante. Quand j’ai eu mon diplôme, Afghanistan Libre m’a aidée à trouver mon premier emploi. Plus tard, j’ai eu envie de m’engager davantage auprès de cette association qui m’avait tant donné. A ma plus grande joie, M. Akrami, le directeur, a accepté ma proposition de devenir son assistante.

Je souhaite désormais reprendre mes études pour avoir un master en management.

Mon souhait le plus cher est de ressembler à ma mère, honnête et travailleuse, mais aussi à Chékéba Hachemi, qui, par son courage, contribue au développement des droits des femmes de mon pays.

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