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MADAGASCAR : Une formation pour être libre

  • 08-Mar-2017

Lorsque l’on regarde les photos des guides touristiques, Madagascar est un paradis sur terre : soleil, balades en pirogues, randonnées dans les réserves naturelles, plongée sous-marine… Et pourtant, cette grande île de l’océan Indien, proche des Seychelles, est classée au top 5 des pays les plus pauvres du monde. 90 % de la population y vit de l’économie informelle et gagne juste de quoi survivre au jour le jour.

Dans la commune rurale d’Ankadikely Ilafy, à 10 km de la capitale Antananarivo, l’association Aïna Enfance et Avenir lutte, à sa façon, contre la pauvreté. Elle y a créé un lieu atypique, où de jeunes mamans viennent apprendre un métier et peuvent aussi confier leurs enfants à une assistante maternelle pendant la journée, le temps de la formation.

Elles sont actuellement 57, âgées de 15 à 24 ans, à se rendre quotidiennement au centre Aïna pour s’initier à l’agriculture et à l’élevage. Pour celles qui ont quitté l’école très tôt, des cours de remise à niveau en français et en mathématiques, mais aussi en informatique, sont proposés.

Devenues mères très jeunes, elles ont souvent besoin d’aide pour élever leurs enfants. Accompagnées par des puéricultrices, elles se familiarisent avec les gestes du quotidien pour laver, soigner et nourrir leurs bébés.

Voahangy, qui aura bientôt 24 ans, fait partie de ces mamans en formation. Avec sa petite fille de 3 ans, Fitia, elle a rejoint Aïna il y a un peu plus d’un mois. Ouvrière dans une usine de tabac pour un maigre salaire et cohabitant avec un conjoint violent, Voahangy ne s’en sortait plus. Elle a décidé de retourner vivre chez ses parents à la campagne. C’est là qu’elle a découvert le programme de formation agricole d’Aïna Enfance et Avenir. Attirée depuis toute petite par le travail de la terre, Voahangy s’est immédiatement portée volontaire.

Fière de voir aujourd’hui sa petite fille s’épanouir en première année de maternelle, Voahangy est déterminée à saisir la chance qui lui est offerte : « Cette formation est mon avenir. Plus tard, je souhaite louer un petit terrain, gagner ma vie et ne plus jamais dépendre de personne. »

Chloé Fréoa

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