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MALI : Une journée avec Achata Diarra

  • 25-Apr-2017

Dans le petit village de Mekoungo, dont le nom signifie « la forêt de l’hippopotame », au nord de Bamako au Mali, les femmes se réunissent, discutent entre elles, se forment, réfléchissent aux moyens d’améliorer leurs vies. Dans cette région où les deux tiers des femmes sont analphabètes, elles sont nombreuses à prendre leur destin en mains.

Accompagnées par l’association bourguignonne Partenariat Nord Sud (PNS), elles ont permis la construction d’une salle de classe, puis d’une deuxième pour enfin scolariser tous les enfants du village et ceux des hameaux voisins. Pour ne pas dépendre de l’aide internationale, elles ont compris qu’il fallait très vite apprendre l’indépendance. Formées à l’agriculture biologique, à la transformation du karité, les femmes de Mekoungo développent leur business au sein d’une coopérative, vendent leur production et ont encore plein de projets en tête.

Achata Diarra fait partie de ces femmes.

« Je m’appelle Achata Diarra, j’ai 39 ans et je viens de Sendo, un petit village situé à une trentaine de kilomètres d’ici. C’est pour me marier, à l’âge de 18 ans, que je suis venue à Mekoungo. Je suis la deuxième épouse de mon mari, avec qui j’ai eu six enfants, quatre garçons et deux filles.

Chaque jour, je me lève au chant du coq – entre 4 h et 5 h du matin. Je commence par la corvée de l’eau en me rendant au puits le plus proche, à plusieurs kilomètres. Puis je prépare le petit déjeuner, je balaie la cour, je pile le mil, je lave les ustensiles de cuisine, je vais chercher du bois… Avant de préparer le repas de midi, je fais une lessive. Dans l’après-midi, je vais aux champs pour la cueillette puis je rentre cuisiner le dîner. Le soir, avant de me coucher, je retourne chercher de l’eau, un coup de balai dans la cour, et je peux aller dormir. Il est à peu près 21 h.

Je n'ai jamais été scolarisée et je le regrette. Mais, aujourd’hui, je suis heureuse car deux de mes enfants vont à l’école que nous avons construite et entièrement équipée grâce au soutien de l’association PNS et de la Fondation ELLE.

Je remercie l’association PNS, mon nouveau soleil, pour son soutien et l’aide apportée à toutes les femmes de Mekoungo.

Grâce à PNS, je suis désormais une femme leader. Je suis la présidente du comité de gestion du Jardin d’enfants qui accueille les petits à partir de 4 ans, permettant ainsi à des mamans de travailler et aux grandes sœurs d’aller à l’école. Je suis également la première responsable de la production du karité de notre coopérative, que nous avons appelée Nfrinnfrinnin, qui veut dire “le papillon qui vole seul“. »

En 2017, la Fondation ELLE continue d’accompagner toutes les femmes de Mekoungo avec l’association Partenariat Nord Sud.

Par Chloé Freoa

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