ACTUALITÉ

  • home
  • SENEGAL : Une journée à …

SENEGAL : Une journée à la « Maison de l’éducation »

  • 16-Mar-2017

Depuis 2016, la Fondation ELLE soutient l’association Futur au Présent qui a créé une « Maison de l’éducation », avec l’objectif de scolariser toutes les petites filles du quartier de Kandé, à Ziguinchor, la capitale régionale de la Casamance, au sud-ouest du Sénégal. Elles étaient en effet une petite centaine, âgées de 6 à 12 ans, à avoir abandonné l’école et à passer leur journée dans la rue, à vendre des fruits et des légumes sur le marché, ou encore à travailler comme domestiques.

Grâce au soutien scolaire, mais aussi aux nombreuses activités proposées par la « Maison de l’éducation », elles sont désormais 60 à avoir repris le chemin de l’école. Alors qu’elles ne savaient ni lire ni écrire en début d’année, la majorité des fillettes a obtenu plus de 7/10 de moyenne générale, et certaines sont même en tête de classe.

Seyni Diedhiou, éducateur spécialisé et responsable de la « Maison de l’éducation », nous explique comment ces petites filles, qui avaient rompu ou presque avec toute scolarité, ont découvert le goût d’apprendre et l’envie de se surpasser.

« Théoriquement, les petites viennent à la “Maison de l’éducation” les lundi, mercredi, vendredi après-midi et samedi matin. Mais je vous dis “théoriquement” parce que, vu les problèmes du système scolaire sénégalais (absences des profs, grèves, etc.), elles viennent beaucoup plus souvent. L’équipe est présente en permanence pour les accueillir. Le dimanche, la maison est d’ailleurs ouverte à tous les enfants du quartier, garçons et filles.

Une journée type à la “Maison de l’éducation” commence par “l’envolée”, il s’agit de réunir les filles pour chanter et danser ensemble. Ensuite, nous organisons une causerie thématique, un débat sur une question donnée, souvent proposée par les enfants eux-mêmes. Ils se répartissent après en petits groupes pour les ateliers de soutien scolaire, d’informatique, de théâtre, de danse… chaque groupe passant d’un atelier à l’autre.

Et la journée se termine par du sport (volley, foot, rugby…). Ce que je vous décris là, c’est le cadre, mais le cadre est souple, il est aménagé selon les besoins des enfants : certains jours, il y aura moins de sport et plus de soutien scolaire, et on fera l’inverse le jour suivant !

Le matin ou le soir, lorsque les fillettes sont chez elles, j’organise des visites auprès des familles et des rencontres avec les écoles pour suivre les progrès de chacune.

Il y a une fierté à voir un enfant qui ne savait ni lire ni écrire terminer en tête de classe à la fin de l’année. Au-delà des résultats, c’est aussi très touchant de voir ces écolières s’affirmer. Quand on voit leur évolution, oui, je reconnais que nous sommes fiers.

J’ajouterai que la « Maison de l’éducation » est un lieu d’épanouissement personnel, parce que j’aime ce que j’y fais. »

La Fondation ELLE partage la fierté de Seyni Diedhiou et souhaite que la « Maison de l’éducation » puisse bientôt accueillir un plus grand nombre de petites filles, qui pourront s’épanouir dans ce lieu d’exception, trouver un cadre où elles pourront grandir, se construire et se projeter vers l’avenir.

PLUS D’INFOS SUR FUTUR AU PRESENT

Par Chloé Freoa

  • Partager: